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	<title>bouvet &#8211; Le blog de Dominique Losay</title>
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		<title>Mariage pour tous, réflexions peut être iconoclastes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[d.losay]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 09:16:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Mettons les choses au point, je suis pour l&#8217;égalité des droits et des devoirs pour les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, donc pour le droit au mariage des gays et lesbiennes. Je me félicite donc du vote majoritaire &#8230; <a href="https://blog.losay.net/?p=1088">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mettons les choses au point, je suis pour l&#8217;égalité des droits et des devoirs pour les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, donc pour le droit au mariage des gays et lesbiennes. Je me félicite donc du vote majoritaire de l&#8217;Assemblée nationale sur ce sujet,  ce samedi 2 février.</p>
<p><em><strong>Le mariage est-il une revendication ?</strong></em></p>
<p>260.000 mariages en 1994, 305.000 en 2000 (le pic), 241.000 mariages, dont 20 % de remariages en 2012, donc 200.000 &#8220;primo-accédants&#8221; au mariage, la chute est lente mais réelle et constante.<span id="more-1088"></span></p>
<p>196.000 PACS en 2010 dont 9143 entre personnes du même sexe, soit 95 % de PACS hétérosexuels et 5 % entre personnes du même sexe&#8230; on voit que le PACS ne méritait pas les vitupérations d&#8217;une grande partie de la droite, mêlant  homophobie et outrances sur la mise en cause &#8220;des fondements de la société&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.losay.net/?attachment_id=1089" rel="attachment wp-att-1089"><img loading="lazy" title="droit au divorce" src="http://blog.losay.net/wp-uploads//droit-au-divorce-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En 1994, 37.2 % des enfants naissaient hors mariage. Ils sont 56,6 % EN 2012, avec une augmentation  régulière d&#8217;environ 1 point par an. Donc, si la tendance constante depuis presque 20 ans perdure, on sera à environ 65 % en 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">133.000 divorces en 2011, chiffre à peu près stable depuis une dizaine d&#8217;années.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mariage n&#8217;est plus perçu comme une institution mais bien comme un contrat de droit privé unissant temporairement deux personnes. La vie maritale n&#8217;est plus stigmatisée, le divorce pas davantage, la conception des enfants hors mariage est majoritaire.</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;est-on pas en train de faire beaucoup de bruit pour quelque chose qui finalement ne concernera que quelques milliers de personnes. En imaginant, ce qui ne semble pas extravagant, que la part des traditionnalistes quant à &#8220;l&#8217;institution&#8221; du mariage soit très sensiblement inférieure chez les homosexuels que dans le reste de la population, on pourrait extrapoler qu&#8217;il y ait 2 fois moins de mariages homosexuels que de PACS, soit au maximum 5000 par an, qui connaîtront sans doute la même érosion que l&#8217;ensemble des mariages.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ça pour ça ?</p>
<p><strong><em>&#8220;Le mariage pour tous &#8220;, quelle drôle d&#8217;idée ! non merci !</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, Les mots ont un sens et je ne sais pas qui des opposants ou des partisans du mariage des homosexuels a eu l&#8217;idée d&#8217;appeler ça le &#8220;mariage pour tous&#8221;. Je redoute que ce ne soit des partisans. Le texte officiel s&#8217;appelle pourtant &#8220;projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Mariage pour tous&#8221; signifierait qu&#8217;on abroge toute restriction. L&#8217;emploi de cette appellation qui ouvre à tout le moins débat sur la majorité nuptiale, sur les liens de parenté admis et interdits pour le mariage&#8230; est on ne peut plus équivoque. Bien sûr aujourd&#8217;hui personne ne pense à cela. Mais au nom du combat  sanctifiant pour l&#8217;élargissement permanent des &#8220;droits&#8221;, qu&#8217;en sera-t-il demain ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une priorité ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">De même que dans une entreprise il est plus facile de faire avancer un projet quand il n&#8217;y a pas de développements informatiques requis, de même en politique il est plus facile de faire avancer les sujets de société que les sujets économiques et sociaux..</p>
<p style="text-align: justify;">Mariage homosexuel, Procréation Médicalement Assistée, Gestation (j&#8217;ai failli écrire &#8220;gestion&#8221;) pour Compte d&#8217;Autrui, changement de nom de l&#8217;école &#8220;maternelle&#8221;&#8230; tous ces sujets sont importants et méritent l&#8217;attention et débat de société. Comme il est normal et même souhaitable, la loi est toujours en retard sur l&#8217;évolution de la société. Il est important qu&#8217;elle ne le soit pas trop.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, là ne sont pas les préoccupations de l&#8217;immense majorité de nos concitoyens. Préoccupés par le chômage, le blocage de l&#8217;emploi des jeunes, la baisse prévisible du niveau des retraites, l&#8217;augmentation du coût de la dépendance pour les familles&#8230; ils ont l&#8217;impression qu&#8217;on leur joue une comedia del arte pour leur faire oublier le quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut une des erreurs majeures de Zapatero en Espagne. Il a contribué -et c&#8217;est louable- à faire évoluer la société espagnole, mais il a été durement sanctionné politiquement pour avoir donné l&#8217;impression de ne s&#8217;être focalisé que sur ces sujets, laissant l&#8217;économie dériver, d&#8217;abord dans l&#8217;exubérance, puis dans l&#8217;inévitable dépresiion qui la suit.</p>
<p><a href="http://blog.losay.net/?attachment_id=1090" rel="attachment wp-att-1090"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-1090" title="societal" src="http://blog.losay.net/wp-uploads//societal-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> Le &#8220;zapatérisme&#8221; sociétal, théorisé par Olivier Ferrand et Terra Nova peut être le tobogan sur lequel glisse la déjà faible popularité de la Gauche française. Les réformes de société, oui, à condition qu&#8217;elles s&#8217;inscrivent aux côtés d&#8217;une ambitieuse et courageuse vision d&#8217;avenir proposée et partagée avec les Français sur l&#8217;Europe, l&#8217;innovation économique et sociale, un nouveau pacte flexibilité/sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par ailleurs plus qu&#8217;étonnant que la Gauche ait choisi ce moment pour resouder une Droite rendue exangue par la bataille sanglante au sommet de l&#8217;UMP. Stratégie étrange&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une vraie réforme du mariage ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle impliquerait une réflexion collective et apaisée sur la pertinence des articles du code civil lus lors de chaque mariage, dont chacun sait que fort peu des nouveaux époux considèrent qu&#8217;ils les engagent vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Sont-ils encore d&#8217;actualité dans la société actuelle ? Le mariage comme contrat civil de plus en plus temporaire entre adultes consentants a-t-il besoin de la sacralité républicaine de &#8220;passer devant monsieur le maire&#8221; ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions mériteraient d&#8217;être posées. Elles sont un tout autre débat.</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Meilleurs voeux 2013, pour des énergies libérées dans notre pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[d.losay]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 11:30:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[             Par Dominique Losay, membre du Comité Exécutif de la GMR (Gauche moderne et Républicaine) http://gmr.tv     &#160; &#160; Cher(e)s ami(e)s, Pour vous présenter mes voeux 2013, laissez -moi vous raconter (une fois de &#8230; <a href="https://blog.losay.net/?p=1041">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>           </strong></em><em><strong> </strong></em></p>
<p><img loading="lazy" class="alignleft" title="dominique losay" src="http://gmr.tv/wp-uploads/2012/07/photo-dominique-losay1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></p>
<p><em><strong>Par Dominique Losay, membre du Comité Exécutif de la GMR (Gauche moderne et Républicaine)</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em><em><strong>http://gmr.tv    </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cher(e)s ami(e)s,</p>
<p>Pour vous présenter mes voeux 2013, laissez -moi vous raconter (une fois de plus ?) un morceau de mon histoire récente&#8230;. Parce que passer une plus ou moins bonne année, ça dépend aussi des bonnes résolutions que nous prenons pour nous-mêmes et que nous tenons :</p>
<p>Depuis un tout peu plus d&#8217;un an, nous nous sommes retrouvés à quelques uns autour de Michel Suchod et Gilles Casanova, des militants de Gauche de toujours, qui venaient de créer &#8220;l&#8217;autre chemin pour une gauche moderne&#8221; et d&#8217;appeler à voter dès le premier tour pour François Hollande..</p>
<p>Ce petit groupe est devenu la GMR, rassemblant des militants venus du PS, du centre gauche, de différents courants républicains, du monde associatif. Nos parcours différents contribuent à notre force.<span id="more-1041"></span></p>
<p>Surtout, sont venus des personnes investies dans le monde professionnel et associatif. Et si aujourd&#8217;hui nous restons peu nombreux, nous avons réussi le pari de regrouper une équipe talentueuse, diverse, compétente.</p>
<p>Le monde du travail, l&#8217;entreprise, la nécessité de l&#8217;innovation ne nous sont pas inconnus. alors qu&#8217;ils le sont tellement de tant de politiques.</p>
<p>Notre diagnostic politique s&#8217;est malheureusement révélé exact : l&#8217;exécutif est incapable de faire sienne <strong><em>la devise de Pierre de Coubertin &#8220;Voir loin, parler franc, agir ferme&#8221;.</em></strong></p>
<p>Si rien n&#8217;est critiquable dans les voeux que F. Hollande a adressés au Français au soir du 31 décembre, c&#8217;est bien cette vision qui y manquait.</p>
<p>Personne ne doit oublier que ce n&#8217;est pas la Gauche qui a gagné la présidentielle, mais Sarkozy qui l&#8217;a perdue. Si les sondages ne sont que des indicateurs, ils montrent la déception croissante de cette partie de l&#8217;opinion qui pensait qu&#8217;un président &#8220;normal&#8221; pourrait mettre en oeuvre, en traçant le chemin, une politique lisible à laquelle puissent adhérer, en conscience, les acteurs économiques.</p>
<p>Les 12 à 15 % de Français qui n&#8217;ont pas voté à gauche au premier tour et Hollande au 2° tour se sentent orphelins. De même que ceux qui, comme moi, ont voté F. Hollande dès le premier tour, en espérant que le réformisme affiché de l&#8217;exécutif s&#8217;affirmerait avec autorité sur la majorité parlementaire et encore plus sur les membres de l&#8217;équipe gouvernementale.</p>
<p>De manière régulière ou épisodique, vous suivez nos initiatives et je vous en remercie.</p>
<p>Avec Laurent Bouvet (gauche populaire), avec Pap N D&#8217;iaye (spécialiste de l&#8217;histoire américaine), avec Connie Borde (présidente du Parti Démocrate en France), avec JP Caffet, sénateur et président du groupe socialiste au Conseil de Paris, nous avons organisé des réunions publiques où nous avons pu échanger et nous faire connaître. Nous avons rencontré et dialogué avec Fabien Chevalier (Sauvons l&#8217;Europe) et j&#8217;ai publié -à titre personnel &#8211; avec Lionel Rouillon une tribune sur leur site. Avec plus de 200 militants de terrain nous avons fait la laïcité en fête au mois de décembre&#8230;.</p>
<p>Vous aviez pu  douter de la viabilité de la GMR y a quelques temps -c&#8217;est compréhensible -, et vous avez hésité à vous engager avec nous&#8230; mais nous sommes là, nous tissons des liens, nous avançons. Notre viabilité est assurée par l&#8217;ossature d&#8217;une vingtaine de secrétaires nationaux et responsables régionaux, très impliqués qui font que la GMR repose maintenant sur un vrai corps collectif.</p>
<p>Comme vous le savez, nous sommes en phase de construction d&#8217;un &#8220;rassemblement citoyen&#8221; avec Corinne Lepage et des courants associatifs et locaux dans la perspective d&#8217;un projet commun qui devrait être rendu public courant mars.</p>
<p>Les voeux que je vous souhaite, outre ceux qui vous concernent personnellement et familialement, c&#8217;est que nous soyons assez forts pour porter d&#8217;ici 2014 les idées progressistes, sociales et libérales, républicaines qui permettront que l&#8217;exécutif ne soit pas tributaire de ses composantes démagogiques ou anachroniques.</p>
<p>les voeux que je nous souhaite &#8211; à nous GMR &#8211; c&#8217;est que vous nous rejoigniez, dès maintenant.</p>
<p>Nous ne sommes ni le PCF des années 50, ni un groupe d&#8217;extrême gauche des années 70 : Adhérer à la GMR, ce n&#8217;est pas aliéner sa liberté de penser, ni s&#8217;engager à aller diffuser des tracts sous la pluie au petit matin&#8230; C&#8217;est juste apporter son soutien au fait qu&#8217;existe à Gauche -au centre gauche- un courant d&#8217;opinion qui veut combiner liberté et équité, réconcilier le souhaitable et le possible dans un discours et une pratique homogènes.</p>
<p>Adhérer à la GMR, c&#8217;est nous faire part de vos idées, de vos réflexions, participer à votre rythme à un &#8220;intellectuel collectif&#8221; ( y compris sans bouger de votre canapé moelleux : twitter, facebook, le blog, les mailing lists sont là pour ça)</p>
<p>La question de notre viabilité est réglée. La question de la réponse à la demande politique des progressistes ne l&#8217;est pas. Elle requiert que nous soyons plus forts et plus nombreux. Plus que jamais nous avons besoin de vous. Maintenant.</p>
<p>Bonne année 2013&#8230;quel que soit votre choix !&#8230;. mais croyez moi, essayer de faire avancer des idées est une bien plus belle résolution de début d&#8217;année que de perdre quelques kilos&#8230;et ceux qui me connaissent de près connaissent mon choix en ce domaine <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/13.0.1/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>Amitiés,</p>
<div> <br clear="all" /></p>
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]]></content:encoded>
					
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		<title>&#8220;dessine moi un parti&#8221; : contribution au débat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[d.losay]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2012 15:01:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; Laurent Bouvet a publié hier un article intitulé &#8220;fin de parti ?&#8221; sur le blog &#8220;dessine moi un parti&#8221; animé par des membres du Parti Socialiste. Le texte qui suit se veut une contribution au débat sur le sujet, suite &#8230; <a href="https://blog.losay.net/?p=931">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Laurent Bouvet a publié hier <a href="http://www.dessinemoiunparti.fr/blog/?p=65"><strong>un article intitulé &#8220;fin de parti ?&#8221;</strong> </a>sur le blog &#8220;dessine moi un parti&#8221; animé par des membres du Parti Socialiste. Le texte qui suit se veut une contribution au débat sur le sujet, suite à l&#8217;article de Laurent Bouvet :</p>
<p><strong>la politique aujourd&#8217;hui, la politique autrement : les partis aussi ont besoin d&#8217;innovation.</strong></p>
<p><strong>D&#8217;où viennent les grands partis ? </strong></p>
<p>La constitution des partis politiques progressistes, &#8220;de gauche&#8221;,  qu&#8217;ils se nomment socialistes ou autrement, a été le fruit d&#8217;un long mouvement portant sur plus d&#8217;un demi siècle, mais qu&#8217;on peut globalement contenir dans la période allant de la révolution de 1848 au début du XXe siècle, avec la création du Parti Radical en 1901 puis de la SFIO en 1905.</p>
<p>Pendant toute cette période, les partis sont des organisations de petite taille, très liées à la personnalité d&#8217;un homme ou d&#8217;un petit groupe d&#8217;hommes, cherchant à créer, forger, affirmer une identité idéologique, ayant peu ou pas l&#8217;occasion, ni souvent d&#8217;ailleurs la volonté, de se confronter au suffrage universel. Réformistes, syndicalistes révolutionnaires, blanquistes, proudhoniens, saint-simoniens, puis marxistes s&#8217;affrontent dans des cénacles intellectuels. Le but électif étant marginal, la groupuscularisation ne fait pas peur. Le tout forme, au delà des formations politiques identifiées, un &#8220;parti idéologique&#8221; qui les englobe et est perçu par ses adversaires comme un tout, les &#8220;partageux&#8221;, les &#8220;communeux&#8221;&#8230;</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;accélération de la révolution industrielle, la massification de la classe ouvrière pour répondre aux besoins de la production qui poseront comme question &#8220;objective&#8221; la nécessité de la représentation politqiue des couches populaires. Entre 1880 et 1914, la France et le monde connaissent une période d&#8217;inventivité, d&#8217;innovations, de progrès technologiques telle qu&#8217;on n&#8217;en connaitra sans doute une semblable qu&#8217;avec la révolution technologique des années 1990.</p>
<p>Les courants progressistes affinent leur postionnement idéologique, politique et social par rapport aux nouveaux enjeux. La création du Parti Radical, colonne vertébrale de la IIIe République est une de ces réponses. La création de la SFIO en est une autre. En trois ans, socialistes possibilistes de Brousse, radicaux socialistes de Jaurès, réformistes radicaux d&#8217;Allemane, marxistes de Guesde réussissent à constituer une organisation unique.</p>
<p>De cette époque jusqu&#8217;aux années 1950, la fonction et l&#8217;organisation des grands partis sont relativement simples.</p>
<p>Le parti a un rôle de formation et d&#8217;éducation populaires. Face aux &#8220;intellectuels collectifs&#8221; que représentent le clergé et les notables au service du &#8220;parti idéologique&#8221; de l&#8217;ordre établi, le dirigeant politique, l&#8217;instituteur, le responsable syndical contribuent à former, le soir, <em>&#8220;l&#8217;intellectuel organique du prolétariat</em>&#8220;, ce que les communistes appeleront plus tard les <em>&#8220;cadres organisateurs de la classe&#8221;.</em></p>
<p>Devant des adhérents peu ou pas éduqués, n&#8217;ayant que peu ou pas l&#8217;accès à l&#8217;information, le cadre politique, celui que Gramsci appelle le <em>&#8220;capitaine&#8221;</em> ou le <em>&#8220;caporal&#8221;</em> suivant son positionnement dans l&#8217;appareil, fait lecture de l&#8217;information, l&#8217;explique, la décrypte, bâtit des argumentaires pour les militants (que Gramsci appelle plus crûment, mais très justement d&#8217;un point de vue étymologique <em>&#8220;les soldats&#8221;).</em> On est dans un modèle très statique de communication &#8220;top down&#8221;, renforcé par la solidarité de groupe, une &#8220;pride of belonging&#8221; d&#8217;autant plus fort que l&#8217;on est dans un modèle de défense de la citadelle assiégée (communistes des années 40 à 68).</p>
<p><strong>Le modèle historique des grands partis est sclérosé :</strong></p>
<p>Avec l&#8217;élévation du niveau d&#8217;instruction, avec l&#8217;accès croissant à l&#8217;information, ce modèle de parti perd progressivement sens et signification à partir des années 1950. Il n&#8217;en continue pas moins d&#8217;exister avec l&#8217;apparition en plus d&#8217;une maladie dégénérative.</p>
<p>Le fonctionnement n&#8217;a pas changé : si le modèle ultra centralisé et cloisonné de type léniniste n&#8217;a pas fait florès, le modèle gramscien s&#8217;est imposé : <em>&#8220;capitaines&#8221;</em> qui pensent et dirigent, <em>&#8220;caporaux&#8221;</em> qui retransmettent et font appliquer, <em>&#8220;soldats&#8221;,</em> <em>&#8220;des hommes communs, moyens qui offrent comme participation leur discipline et leur fidélité</em>&#8221; (Gramsci), qui collent les affiches et distribuent les tracts.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, à mille lieux de l&#8217;évolution de la société et même du fonctionnement le plus fréquent dans les entreprises de grande taille, les grands partis reproduisent un schéma d&#8217;organisation reproduit des premières années du XX° siècle, alors même que leur offre -l&#8217;éducation populaire, l&#8217;accession à une &#8220;aristocratie ouvrière&#8221; du savoir &#8211; a disparu.</p>
<p>Sous couverture démocratique (vote en section, conventions thématiques, élection de la direction&#8230;), qui n&#8217;est pas que de façade il faut en convenir, le fonctionnement dominant reste le top-down, ou plutôt LES top-down (venant de la direction, des grands élus locaux, du courant, de l&#8217;écurie&#8230;).</p>
<p>En effet, du parti de masse -ou à vocation telle- dirigé par des élites reconnues pour leur compétence (savoir), on est passé à un parti d&#8217;élus imbriqué dans l&#8217;appareil d&#8217;Etat au plan national et local. Un tiers des membres du Parti Socialiste est composé d&#8217;élus. Il faut y ajouter les collaborateurs d&#8217;élus, les membres de cabinets, les salariés des collectivités locales pour avoir une vision réelle d&#8217;un parti presqu&#8217;entièrement composé de <em>&#8220;capitaines et de caporaux&#8221;.</em></p>
<p>D&#8217;ailleurs, en règle général, le nouveau venu n&#8217;y est pas bienvenu. Il est soupçonné, au pire de venir en service commandé au service d&#8217;une baronnie adverse, au mieux d&#8217;être un empêcheur de ronronner en rond.</p>
<p>Le courageux vaincra toutes les dissuasions additionnées devant ses pas et se rendra d&#8217;abord enthousiaste à des réunions de section. Là, il s&#8217;apercevra qu&#8217;elles ne regroupent qu&#8217;un public très décalé (à gauche) par rapport à la politique officielle du Parti, très décalé par rapport à la population réelle (surreprésentation des salariés hommes du secteur public de plus de 50 ans, auxquels s&#8217;adjoignent quelques très jeunes fougueux soutiens internes de l&#8217;extrême gauche externe).</p>
<p>Après avoir entendu mois après mois commenter (par des adhérents dont le dévouement et la motivation ne sont pas en cause), sans plus-value réelle, l&#8217;actualité récente, et se &#8220;marquer à la culotte&#8221; au moindre écart de pensée les représentants des fractions ennemies, le nouveau venu, de guerre lasse, partira, souvent sans faire de vague.</p>
<p>L&#8217;appareil, une fois encore, aura gagné. Capitaines et caporaux restent entre eux.</p>
<p><strong>Le constat est terrible :</strong></p>
<p>&#8211; Parti d&#8217;élus et de salariés d&#8217;élus ou de collectivités, le grand parti est en décalage total avec la Société et particulièrement avec les couches sociales au nom desquelles il prétend parler et qu&#8217;il ne connait pas.  Que sait-il de l&#8217;immense majorité des salariés du privé et encore plus de ceux des PME, a fortiori  quand leur budget leur fait déserter le centre ville pour des zones péri-urbaines ?</p>
<p>&#8211; Parti d&#8217;élus dont un grand nombre d&#8217;élus ne sont paradoxalement pas officiellement adhérents du parti. On parle d&#8217;un tiers !! serait-ce possible ? C&#8217;est à dire ne payant pas régulièrement de cotisation au Parti. Donc un Parti d&#8217;élus sans contrôle sur ses élus ! Pour rester dans la métaphore militaire, ce n&#8217;est plus une armée, ce sont juste des chefs de guerre.</p>
<p>&#8211; Parti ayant renoncé à exercer les rôles de l&#8217;intellectuel organique. Gramsci en définissait quatre : chercheur, éducateur, organisateur d&#8217;hégémonie, organisateur de coercition. Nul besoin d&#8217;être un expert pour constater que ne reste actif que le quatrième. Les partis délèguent la pensée  à des &#8220;spécialistes&#8221; extérieurs, que ce soient des think tank (terra nova ou autres) ou l&#8217;appareil d&#8217;Etat (cabinets ministériels, missions interministérielles, comités &#8220;Théodule&#8221;&#8230;).</p>
<p><strong>Pour un Parti en mode wiki : le militant est mort, vive le sympathisant !</strong></p>
<p>La démocratie a besoin de partis politiques. La démocratie a besoin de la participation et de l&#8217;investissement des citoyens. Pour y parvenir, il faut changer un certain nombre de règles de fonctionnement de la démocratie -nous y reviendrons &#8211; et proposer une forme partidaire adaptée à l&#8217;évolution des nouveaux modes de vie, de consommation, d&#8217;exercice de l&#8217;accès à l&#8217;information et d&#8217;exercice de la prise de parole citoyenne.</p>
<p>Il faut un Parti en mode wiki.</p>
<p>L&#8217;information est devenue une denrée surabondante, instantanée, gratuite. L&#8217;accès à son décryptage également. Le fonctionnement &#8220;top down&#8221; est non seulement obsolète mais objet de rejet. Il est insupportable à un nombre sans cesse croissant de citoyens, de salariés, de professions libérales, d&#8217;entrepreneurs, qui communiquent à travers les réseaux sociaux, qui fonctionnent en mode collaboratif dans leur travail, avec leur hiérarchie, leurs collatéraux, leurs clients, leurs fournisseurs.</p>
<p>Il est possible de créer un Parti vivifié qui tende à s&#8217;approprier les quatre fonctions gramsciennes  de l&#8217;intellectuel collectif : chercheur, éducateur, organisateur d&#8217;hégémonie, organisateur de coercition (considérons que cette dernière concerne le rapport de force électoral).</p>
<p>Ceci pose comme condition impérative la rupture radicale avec le mode de fonctionnement centralisé de type léniniste ou gramscien (même édulcorés et policés) que nous connaissons encore.</p>
<p>La structuration hiérarchisé de type capitaine /caporal /soldat, sans doute compréhensible au début du XX° siècle est aujourd&#8217;hui inacceptable, de même que sa traduction contemporaine dans la chaine descendante élu /responsable /militant /sympathisant.</p>
<p>La sémantique elle-même gagnerait à évoluer. En Anglais, on parle d&#8217;activist (à ma connaissance &#8220;militant&#8221; est un peu désuet) ou de member. Activist étant réservé à des organisations plutôt extrémistes. Pour les partis démocratiques, on utilise le &#8220;member&#8221;. membre, partie du tout. C&#8217;est bien. Ce n&#8217;est pas l&#8217;usage dans notre langue.</p>
<p>Nos dénominations françaises de &#8220;militant&#8221; (du latin miles =soldat) et même d&#8217;adhérent (j&#8217;y suis englué ?) ne correspondent plus aux modes d&#8217;engagements civiques &#8211; customisés individuelllement par chacun comme sa consommation et même sa religion &#8211; ni aux pratiques citoyennes sur le long terme.</p>
<p>Le Parti moderne, le parti en mode wiki, doit faire avec. A lui de définir un positionnement et une offre politique généraux que viendront enrichir des contributeurs, au rythme qui leur convient, sur la ou les thématiques qui les séduiront particulièrement à telle ou telle étape de leur vie et de leurs préoccupations.</p>
<p>Faire avec, parce que, comme une première grande vague de libéralisation au Maghreb a été appelée la &#8220;révolution des paraboles&#8221; permise par l&#8217;accès à l&#8217;information internationale grâce aux chaines de TV par satellite, les révolutions arabes de ces deux dernières années auront été facilitées par facebook, les SMS, les flashmobs&#8230;Et il en est de même ici.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi le mode de relations le plus approprié entre l&#8217;organisation collective et l&#8217;individu me semble être celui du sympathisant : Au sens strict, il manifeste sa sympathie (il n&#8217;y a que des preuves d&#8217;amour), en participant, contribuant, &#8220;likant&#8221;, reroutant, postant, à son rythme. Un niveau de cotisation faible et unique permet de concrétiser la sympathie et donne droit de participer aux activités du parti et à la désignation de ses instances.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de prime à l&#8217;ancienneté ni à la souffrance. Le fait d&#8217;aller distribuer tôt dans le froid, un dimanche matin d&#8217;hiver, des tracts sur un marché de centre ville (où vienne s&#8217;approvisionner d&#8217;ailleurs les CSP+, quand les couches populaires vont à l&#8217;hypermarché de banlieue qui interdit la diffusion de tract sur le parking) ne donne pas de &#8220;prime&#8221; par rapport à twitter sur son ipad bien au chaud le soir chez soi. La prime est à l&#8217;engagement sur la durée et à la preuve de la compétence, comme dans la &#8220;vraie vie&#8221; en somme, celle du monde du travail.</p>
<p>Ce que n&#8217;ont pas compris les &#8220;capitaines&#8221; et les &#8220;caporaux&#8221; des appareils sclérosés, c&#8217;est qu&#8217;aujourd&#8217;hui, nous sommes tous à la fois des &#8220;capitaines en puissance&#8221; et des &#8220;soldats par interim&#8221;. En revanche, nous ne voulons plus de caporaux !</p>
<p><strong>Pour un statut rénové des élus :</strong></p>
<p>Il n&#8217;y aura cependant pas d&#8217;oxygénation de la démocratie et de réappropriation par les citoyens sans des dispositions d&#8217;ordre public qui impactent tous les partis, y compris ceux qui souhaitent rester dans le monde ancien.</p>
<p>&#8211; Il faut l&#8217;introduction d&#8217;éléments significatifs de proportionnelle à tous les échelons, notamment parlementaires.</p>
<p>&#8211; Il faut une réforme d&#8217;ampleur de l&#8217;organisation territoriale qui rende plus lisible le &#8220;qui fait quoi&#8221; (sans doute une diminution par deux du nombre de régions, la fusion des communes au sein des communautés et pas de nouvelles tranches au millefeuille&#8230;)</p>
<p>Ces sujets méritent d&#8217;être traités spécifiquement de manière développée. Ce n&#8217;est pas le propos ici (plus tard, promis !).</p>
<p>Il faut aussi &#8211; et ceci est également indispensable à la réingénierie des partis politiques &#8211; de nouvelles règles et de nouveaux statuts pour les élus. Ces règles sont indispensables pour réduire de manière drastique le poids népotiste et parfois même héréditaire des grands élus.</p>
<p>J&#8217;en propose ici un certain nombre. Il doit y en avoir d&#8217;autres. Celles-ci me semblent réalistes et applicables :</p>
<p>&#8211; un statut de l&#8217;élu pour les salariés du secteur privé (ne concernant pas les élus municipaux) imposant aux entreprises, pendant la durée du premier mandat, le maintien du lien (comme dans un congé création d&#8217;entreprise ou un congé parental) avec obligation de réembauche à qualification et poste équivalents, avec évolution de salaire au retour,  indexée sur celle des salriés de même catégorie dans l&#8217;entreprise. En cas de licenciement dans les 24 mois suivant le retour (sauf pour faute lourde), prise en compte en double, pour le calcul de l&#8217;ancienneté, des années du mandat et de la période postérieure.</p>
<p>&#8211; limitation à deux mandats successifs quel que soit le mandat.</p>
<p>&#8211; interdiction de cumul d&#8217;un mandat de parlementaire et de président d&#8217;un exécutif local (y compris maire)</p>
<p>&#8211; interdiction de se présenter à une élection sans intention d&#8217;exercer le mandat : en cas d&#8217;élection et du fait de cumul ou d&#8217;incompatibilité (cas de ministres se présentant aux législatives), obligation d&#8217;opter pour le dernier mandat obtenu.</p>
<p>&#8211; limite d&#8217;âge à 70 ans pour se présenter à un mandat électif (sauf conseil municipaux, mais inéligibilité comme maire)</p>
<p>&#8211; interdiction d&#8217;embauche comme  collaborateur par un parlementaire ou membre de son cabinet par un ministre d&#8217;un ascendant, descendant, conjoint, collatéral (frère ou soeur)</p>
<p>&#8211; obligation à la parité sur les scrutins de liste avec comme conséquence du non-respect l&#8217;annulation ET une amende.</p>
<p>&#8211; plafonnement des indemnités d&#8217;élu en ne prenant pas seulement en compte de total des indemnités, mais le total des rémunérations</p>
<p>&#8211; création d&#8217;un statut du suppléant pour le député. Par exemple, obligation pour le député de choisir son suppléant comme collaborateur au minimum à temps partiel. Obligation pour le suppléant d&#8217;être présent en certaines occasions en cas d&#8217;absence du titulaire. On pourrait aller jusqu&#8217;à imaginer une déchéance du titulaire au profit du suppléant en cours de mandat en cas d&#8217;insuffisance criante de participation aux travaux parlementaires (séances, commissions, amendements propositions de lois&#8230;)</p>
<p>Tout ceci ne suffira pas. D&#8217;aucuns diront que chacune de ces mesures est contournable. Il n&#8217;empêche : pour réconcilier les Français avec leur représentation, c&#8217;est à dire avec le fonctionnement démocratique et les partis qui le structurent, des mesures énergiques s&#8217;imposent.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Vincent Bouvet à Lion sur mer le 22 février</title>
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		<dc:creator><![CDATA[d.losay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 06:14:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Laurent Bouvet &#8230; est professeur de science politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis et enseigne également à Sciences Po Paris. Diplômé de l’Institut d&#8217;études politiques de Paris (1989), il est titulaire d’un doctorat d’études politiques de l’École des hautes études &#8230; <a href="https://blog.losay.net/?p=144">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Laurent Bouvet &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://cultures-lionsurmer.org/wp-content/uploads/2008/05/laurent-bouvet.jpg"><img loading="lazy" title="laurent bouvet" src="http://cultures-lionsurmer.org/wp-content/uploads/2008/05/laurent-bouvet.jpg" alt="" width="174" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">est professeur de science politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis et enseigne également à Sciences Po Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Diplômé de l’Institut d&#8217;études politiques de Paris (1989), il est titulaire d’un doctorat d’études politiques de l’École des hautes études en sciences sociales (1998) et agrégé de science politique (2001). Il a été successivement chargé de cours à Paris-I (1998-1999), maître de conférences à Lille-II (1999-2001) et professeur des Universités à Nice (depuis 2001).</p>
<p style="text-align: justify;">Il a également été rédacteur en chef de la Revue socialiste (1998-2001), secrétaire général de la République des Idées (2001-2002) et directeur de la collection &#8220;Régénération&#8221; aux éditions Michalon (2002-2008). Il collabore régulièrement aux travaux de plusieurs revues, think tanks et fondations françaises et européennes. Directeur de l&#8217;Observatoire de la social-démocratie à la Fondation Jean-Jaurès, il est également membre du comité de rédaction de <a href="http://nonfiction.fr">nonfiction.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;">Auteur de Le Communautarisme. Mythes et réalités (Lignes de Repères, 2007) et, en collaboration, de L’Année zéro de la gauche (Michalon, 2003), France-Allemagne : le bond en avant (Odile Jacob, 1998) et Le Fédéraliste. La démocratie apprivoisée (Michalon, 1997) ; il a codirigé le Dictionnaire de sciences politiques et sociales (Sirey, 2004), il viendra présenter son livre &#8220;le sens du peuple, la gauche, la démocratie, le populisme&#8221; le 22 février, salle Trianon à 20 h 30</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cultures-lionsurmer.org/wp-content/uploads/2008/05/bouquin-bouvet.jpg"><img loading="lazy" title="bouquin bouvet" src="http://cultures-lionsurmer.org/wp-content/uploads/2008/05/bouquin-bouvet-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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