Mariage pour tous, réflexions peut être iconoclastes

Mettons les choses au point, je suis pour l’égalité des droits et des devoirs pour les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, donc pour le droit au mariage des gays et lesbiennes. Je me félicite donc du vote majoritaire de l’Assemblée nationale sur ce sujet,  ce samedi 2 février.

Le mariage est-il une revendication ?

260.000 mariages en 1994, 305.000 en 2000 (le pic), 241.000 mariages, dont 20 % de remariages en 2012, donc 200.000 « primo-accédants » au mariage, la chute est lente mais réelle et constante. Continuer la lecture

Un décalé nommé Désir, un déraciné nommé PS

10 millions de pauvres, le PS entre en campagne pour le mariage pour tous !

Le Parti Socialiste entre en campagne. Son 1er secrétaire l’a annoncé : pas moins de deux campagnes sont lancées simultanément. Chapeau !

– pour le mariage « pour tous »
– pour le droit de vote des immigrés aux élections locales.

L’Europe est au bord de l’explosion. « Voir loin, parler franc, agir ferme » disait Pierre de Coubertin. Faute de vision, faute de courage, faute de pédagogie, les dirigeants d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, abandonnent le combat pour une Europe plus forte et juste. De sorte que se conjuguent des forces dont les propositions aboutiraient à affaiblir l’Europe face aux USA et à la Chine. Ils s’en prennent à la monnaie, à la dette, aux équilibres…

La France est frappée de plein fouet par la crise qui s’amplifie. Les fermetures d’entreprises n’ont jamais été si nombreuses. Le chômage augmente. Le pouvoir d’achat est en berne. La pauvreté n’a jamais été aussi élevée (10 millions de personnes). La précarité, les travailleurs pauvres, la difficulté d’accès au travail des jeunes, la maltraitance des seniors dans les entreprises sont autant de sujets qui interpellent ceux qui s’intéressent à la situation de l’économie, à la création de richesses, d’emplois, au salariat.

Héritier du Mollétisme (discours très à gauche en contradiction avec la politique appliquée), Arnaud Montebourg, après avoir appelé à bouter hors de France l’employeur de 20.000 salariés, propose de nationaliser un site archaïque, non viable. Il tient la vedette médiatique alors que Fleur Pellerin est ignorée des médias, inaudible. La ligne est claire : « c’était mieux avant », sans aucune réflexion stratégique sur les technologies de demain et leurs capacités créatrices de richesse et d’emplois. A la naissance de l’automobile, il aurait sans doute proposé de nationaliser les fiacres !

Sujets trop conflictuels et appelant trop de réflexions pour un Parti Socialiste déraciné de son origine populaire.

On peut tenir les promesses sociétales avant les promesses économiques et sociales, nous répond-on ! Certes, mais rien ne presse non plus quand tout le monde attend un plan rigoureux, vigoureux et lisible de sortie de crise.

C’est aussi une orientation politique que de gérer les priorités chronologiques.

Une fois de plus, boboland parle à boboland.

Déplorable !

hier, j’ai animé un débat avec Laurent Bouvet

J’ai eu le plaisir d’animer, le 20 juin, un café politique, organisé par la Gauche Moderne et Républicaine d’ile de France, dont je suis le responsable,  introduit par Laurent Bouvet, politologue (on dit maintenant « politiste » parait-il), et fondateur du courant « gauche populaire » qui regroupe -à gauche- des déçus de l’évolution parfois caractérisée comme « boboïste » ou « prolophobe » du Parti Socialiste.

Même si je ne partage pas, et de loin, certaines conclusions tirées par certaines signatures de la « gauche pop », qui me semblent parfois un peu trop proches de la « droite populaire », je pense que ce n’est pas du tout le cas de Laurent Bouvet et que, en tou état de cause, le constat est pertinent.

Débat intéressant. Rencontres prévues entre « gauche pop » et GMR. Excellente soirée.

Un Laurent Bouvet en verve. Des questions pertinentes.