Les Losey de Suisse

Les renseignements qui suivent et concernent les familles Losey de Suisse proviennent d’une correspondance échangée avec Monsieur André Losey, de Fribourg, autour de 1990.

Les Losey de Suisse forment, à ce jour, l’implantation la plus ancienne connue des variantes de ce patronyme : Losay, Losey, Lozé etc…

Ces Losey sont tous originaires de La Vounaise, un village du district de La Broye, dans le canton francophone de Fribourg.
On y trouve la trace écrite de cette famille dès les années 1400. Elle est donc très vraisemblablement implantée ici bien antérieurement. On possède un premier acte de reconnaissance d’un enfant Losey le 29 août 1452.

Les Losey forment le coeur du village de La Vounaise : en 1853, par exemple, sur 153 habitants, il y avait 93 Losey. Il s’agit d’une famille de laboureurs ayant acquis l’accès à la reconnaissance et au statut de bourgeois. Guillaume Losey est reçu bourgeois en 1657.

L’orthographe contemporaine du patronyme est à peu près constante en « Losey ». Cependant, il est remarquable que en 1852, Auguste Losey, syndic (maire) de la paroisse, quoique parfaitement alphabétisé signait son propre nom alternativement « Losey », « Lausay », ou « Losay ».
Naturellement, cette orthographe a évolué au cours des temps : Le 29 août 1452, on reconnaît Pierre Losel ; le 7 septembre 1492, Jehan Losay ; le 28 mai 1523, Jehan Losey… A noter l’intéressante prononciation en « Losel ».

Les Losey de Suisse sont-ils à l’origine des différentes branches de Losay, Lozet… de France, comme le voudrait une tradition familiale de ceux-ci, faisant de Benoît Losey, du village de Sévaz, la souche des Losey (quelle que soit l’orthographe) de France ?

Rien à ce jour ne permet de tisser un lien direct.

Cependant, il est notable que la Suisse a régulièrement fourni des contingents d’émigrés dans les pays circonvoisins.
Pendant la guerre de 100 ans, après les guerres de Bourgogne, puis pendant les guerres de religions, les Suisses fournirent d’abondants contingents au service mercenaire. En Normandie, les chroniqueurs témoignent de la présence de soldats suisses, par exemple, lors des batailles autour de Dieppe et d’Arques pendant les guerres de religion.
En 1693, on trouve ainsi, Jacques Losey, fils de Georges chez Monsieur Castellaz au Piémont, de même que Claude Losey, fils de Georges, à Lyon. On remarquera à partir d’un extrait de la liste des soldats du baillage de Font-Vuissens (dont La Vounaise fait partie) en 1684, qu’une forme de conscription y existait déjà où on demandait aux recrues de pourvoir au bon état de leur équipement (« Benoist Losey trouvera un autre baudrier », « Jean Losey justicier se fournira d’une épée et d’hallebarde »

Les Suisses ont fourni également les fameux Suisses « d’églises » ainsi que des quantités importantes de journaliers (domestiques) saisonniers ou non.
Enfin, des Suisses, comme tant d’autres Européens ont émigré en Amérique, soit directement, soit après une première émigration. C’est ainsi le cas de Auguste Losey qui, agriculteur, quitte La Vounaise en 1854 avec sa femme et ses quatre enfants dans l’intention de s’établir à New-York

Armoiries  des Losey de Suisse

Armoiries « de fantaisie » réalisées pour les familles LOSEY de La Vounaise, Montborget et Cheyres, aux environs de 1935 et déposées aux archives de Fribourg (on rappelle à ce propos, que partout en Europe, le port d’armoiries est libre et n’a jamais été réservé à la noblesse)

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