Avec Emmanuel Macron, pour libérer les énergies et consolider la démocratie !

La primaire de la « droite et du centre » (sans candidat du centre !) s’est soldée par la désignation d’un de ses postulants les plus conservateurs, porté par la « manif pour tous », faisant profession que l’économie des années 60 et le mode de vie de la société française des années 50 peuvent être nos horizons pour demain. Pour lui, le retour aux 30 glorieuses, c’est possible, avec lui. Accentuer les aspects bénéfiques de la mondialisation et de la révolution numérique pour transformer les risques qu’ils représentent en atouts, ce n’est pas sa vision. Ce n’est pas à cause des charges sociales que les maréchaux ferrants ont cessé d’exister. Et ce n’est pas la baisse des charges (aussi souhaitable soit-elle) qui empêchera les voitures intelligentes de remplacer les livreurs et es chauffeurs routiers. C’est le candidat d’une France rance qui ne nous séduit et ne nous convainc pas.

La primaire de la gauche, malgré la présence de plusieurs candidat(e)s centristes (Sylvia Pinel, François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias) n’est pas parvenue à sortir par le haut du débat de clarification au sein du PS, sans cesse repoussé et sans cesse raté. Benoit Hamon est le symétrique du candidat de la droite. Alors que l’un ne voit pas la révolution numérique et pense que tout peut redevenir comme avant, l’autre n’y voit que des dangers dont il faut se protéger grâce à une politique frileuse et malthusienne de « partage de la misère ».

Comment se reconnaître dans l’un ou l’autre, lorsqu’on souhaite que se libèrent des énergies pour l’innovation économique, sociale et politique ?

On nous dit que, celles et ceux qui ont soutenu un candidat centriste de la primaire de gauche, sont engagé(e)s moralement par le résultat de celle-ci.

Mais, au nom de quoi des citoyennes, citoyens, libres et responsables devraient-ils se sentir contraints par le résultat d’une élection primaire, même s’ils y ont participé, alors qu’il leur apparaît que les propositions engagées ne vont pas dans le sens qu’ils pensent nécessaires au pays et à l’Europe ? C’est plutôt la pertinence de ces primaires ouvertes qui est posée.

En 2012, François Hollande a été élu grâce à l’apport massif de voix de citoyen(ne)s qui ne se reconnaissaient pas dans la gauche et ne voulaient pas d’un 2ème quinquennat Sarkozy. Beaucoup, sans doute un tiers, des électeurs Hollande du second tour, n’avait pas voté à gauche au 1er tour.

Le moment semblait venu de tenter de constituer une force de centre gauche, tournée vers la modernité et l’ouverture, qui puisse être la composante politique dans laquelle se reconnaisse cet électorat. Malheureusement, le choix de l’exécutif a été l’enfermement dans les dosages subtils au sein de l’appareil socialiste au lieu d’être celui de l’ouverture. Il s’en est suivi, la déconfiture que l’on connaît, où des réformes nécessaires et positives ont été mal préparées, mal défendues, pas suffisamment ou pas assez rapidement mises en œuvre, le tout dans le silence assourdissant d’un manque d’orientation générale.

Les tentatives de constituer cette force progressiste et moderne se sont heurtées à l’absence d’espace politique réel. La création de la GMR, le Rassemblement citoyen, le Front Démocrate, l’UDE, n’ont pas réussi à trouver une crédibilité et à être des forces (et encore moins une) force d’attraction. Ils sont restés à l’état groupusculaire !

Le PS est resté lui-même, souhaitant officiellement des partenaires pour « faire l’affiche » de la Belle Alliance Populaire, mais se « rabougrissant » autour d’un appareil réduit des élu(e)s, professionnel(le)s coupé(e)s des réalités du pays, vivant en vase clos. Les héritiers de la modernité incarnée un temps par Ségolène Royal, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, ont joué chacun leur partition, dont chacun voit bien qu’elle n’est qu’un rôle.

A l’un, les postures martiales d’homme d’Etat avec la difficulté à faire comprendre que le Valls de demain ne sera pas celui d’aujourd’hui. A l’autre, Peillon, revenu du désert, l’héritage orthodoxe du mitterrandisme et du hollandisme. Au 3ème, Montebourg, au gré du vent, le retour de la gauche utopique. Comment s’étonner qu’ils aient perdu ?

C’est ainsi que nous avons cette campagne présidentielle où Benoit Hamon, combinant archéo-socialisme et malthusianisme, séduit sans doute de plus en plus de militant(e)s, d’électrices et d’électeurs, de l’extrême-gauche et de l’écologie radicale, partageant avec eux une vision pessimiste du partage de la pénurie et se proposant de donner aux millions de futurs sans emploi, ce qu’ils auront pris, au nom de l’égalité et de la solidarité, par des mesures confiscatoires, à celles et ceux qui ont encore un emploi. En revanche il continue de briser le peu de ciment liant encore les différentes gauches, prenant le parti délibéré de s’éloigner de celles et ceux qui se réclament de la social-démocratie, du social-libéralisme, des gauches européennes, celles de Schroeder, de Zapatero, de Prodi, comme des héritages politiques de Rocard, Delors ou Strauss-Kahn.

Emmanuel Macron est aujourd’hui le seul à comprendre et à aborder avec l’optimisme de la volonté la révolution numérique qui bouleverse les économies, le monde du travail et plus globalement nos vies.

Il semble le seul à avoir la capacité de s’adresser et à être en empathie avec des publics qui trop souvent s’ignorent : jeunes en formation ou débutant leur vie professionnelle, entrepreneur(e)s, cadres de grandes entreprises, dirigeant(e)s de PME/ETI, militant(e)s politiques chevronné(e)s et citoyen(ne)s n’ayant jamais eu d’engagement…

On nous dit qu’Emmanuel Macron n’a pas de parti construit ?

Il s’en suivrait qu’il ne pourrait composer de gouvernement ni même avoir de majorité parlementaire ? Mais le spectacle, quotidien, de déconstruction, que nous offrent socialistes et Républicains, n’est-il pas la preuve inverse qu’il est temps d’en finir avec ces partis caducs, écuries de petits barons, sans idées et sans âme ?

On nous dit qu’Emmanuel Macron n’a pas de programme ?

Certes, il est vrai qu’il ne répond pas sur tous les sujets, à toutes les questions qui lui sont posées. Mais est-ce le rôle d’un futur Président de la République ou celui de ses futurs ministres, compétents chacun dans leur domaine ?

Il revient au Président de définir les grandes orientations, de donner du souffle, des perspectives. Emmanuel Macron le fait. La présidentielle ne doit pas être un Concile byzantin au cours duquel on discute à n’en plus finir sur le moindre micro détail. L’élection d’un Président n’implique pas que l’on puisse prêter serment d’être d’accord, en tous points, avec la pensée du candidat que l’on soutient.

On nous dit que ce « télévangéliste » n’est qu’un séducteur sans le moindre fond ?

Outre la mauvaise foi concernant le fond, comment imaginer gagner une élection sans charisme, voire en étant un repoussoir, pour une majorité de l’électorat ?

Mais combiner, à ces arguments, que le programme d’Emmanuel Macron (il en a un ou pas ?) épouserait les intérêts de la petite minorité des favorisés de la mondialisation et laisserait un boulevard gagnant à Marine Le Pen, dépeinte pour l’occasion, en représentante de l’immense majorité des perdants de la mondialisation, relève de la manipulation. Heureusement que face au talent réel de Le Pen, nous avons, en Emmanuel Macron, un réel talent progressiste.

Enfin, comment nous, signataires de cet appel, qui avons souhaité construire en 2012 et depuis, sans succès, un rassemblement progressiste, pourrions-nous tourner le dos au candidat auquel s’applique parfaitement le slogan que nous avions imaginé alors, “des énergies libérées pour une République réconciliée”. Depuis des semaines, s’agglomèrent autour de la candidature d’Emmanuel Macron, des élu(e)s, des talents, des citoyen(ne)s, venu(e)s de la gauche, du centre et de la droite. Faut-il s’en plaindre ? y voir un danger ? ou au contraire, une opportunité ?

C’est notre pari, celui de l’optimisme et de la confiance, en la capacité des Françaises et des Français, à se choisir un président et des responsables politiques qui se situent dans l’aujourd’hui et le demain, pour le pays et pour l’Europe.

C’est pourquoi nous soutenons et appelons à soutenir la candidature d’Emmanuel Macron.

Pour signer, suivre ce lien

Les premiers signataires :

    1. Gilles Saulière, Secrétaire national du Front Démocrate et Membre du Bureau national de l’UDE de l’UDE, Coordinateur du Front Démocrate 93, Drancy, Co-fondateur « Les Progressistes », Ex-élu municipal à Drancy (Président du groupe d’opposition socialiste)
    2. Dominique Losay, Secrétaire national du Front Démocrate, Paris
    3. Nathalie Audin, Secrétaire nationale du Front Démocrate et de l’UDE, Coordinatrice du Front Démocrate 06
    4. François-Michel Lambert, Député des Bouches-du-Rhône, Front Démocrate & UDE
    5. Thierry Gibert, Membre du Bureau national de l’UDE, coordinateur du Front Démocrate 92 et de l’UDE 92
    6. Dinah Zeghir, Secrétaire nationale du Front Démocrate et Membre du Bureau national de l’UDE, Coordinatrice du Front Démocrate 94
    7. Antonio Duarte, Secrétaire national du Front Démocrate et Membre du Bureau national de l’UDE, Coordinateur Front Démocrate Ile de France, Fondateur « Les Progressistes »
    8. Alda Pereira Lemaître, ex-Maire de Noisy-Le-Sec, Secrétaire nationale du Front Démocrate, Membre du Bureau national et Porte-Parole de l’UDE ;
    9. Romain Tancredi, animateur du Front Démocrate, Fontenay sous bois
    10. Dominique Dangoumau (Grenoble)
    11. Nadine Gobier (Rueil)
    12. Isabelle Guittard-Losay (Paris)
    13. David Spault (Lyon)
    14. Stéphane Foltzer (Paris)
    15. Zakia Mortreau (Paris)

     

Une réflexion au sujet de « Avec Emmanuel Macron, pour libérer les énergies et consolider la démocratie ! »

  1. Très en phase avec cette analyse, fort juste. Attention en revanche aux ralliements tardifs de politiques, notamment sur l’aile droite « people » du PS, qui peuvent lourdement le plomber dans ces dernières semaines. N’oublions pas que sa candidature n’est crédible qu’en tant que candidat indépendant, malgré tout vu dans l’opinion comme un homme neuf et « vierge ». Macron est solide non pas par son fond social démocrate moderne (j’hésites encore à employer le terme de libéral en ce qui le concerne, même si Madelin lui fait de l’oeil), mais par sa jeunesse, sa fougue (quoiqu’en disent les spécialistes media qui cherchent le lissage des hommes et des idées, ses hurlements éraillés à la limite de la puberté durant ses meetings sont ses meilleurs atouts car non calculés, imparfaits, frais dans un monde moisi), son énergie positive, son positionnement non pas anti-système (c’est celui de MLP) mais en dehors du système. C’est encore un candidat sur la ligne de crête. Il reste énigmatique, ses discours manquent de concret, de précision, de force. Au moindre soutien de Hollande/Sapin/LeDrian/… et la moitié de son positionnement s’effondre, renforçant les thèses du FN et de FF (On vous l’avait bien dit, Macron c’est Hollande avec un masque de Mickey !) dans la foulée possiblement d’une partie de sa base. La seule stratégie viable est donc de faire taire les vieux éléphants, qu’ils partent à la pèche et la mettent un peu en veilleuse, au premier et SURTOUT au deuxième tour. Cela n’en prend pas le chemin malheureusement, incapables comme ils sont de passer la main.
    Le deuxième danger est évidemment la phase des législatives… la tentation étant d’aller chercher des candidats ayant déjà une infrastructure de campagne, donc des ralliés de la dernière minute ou des retourneurs de veste. Ce serait une faute evidemment… LR est très implanté localement, le FN a eu le temps de préparer sa logistique, la seule voie de salut est d’aller piocher TRES VITE des candidats solides dans la société civile : commerçants, artisans, ouvriers, cadres, chefs d’entreprise, agriculteurs… quoiqu’il en soit, il va falloir sacrément mettre du charbon dans la machine pour aller jusqu’au bout.

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